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Conciergerie Immobilière

Réglementation

Déclarer son meublé de tourisme en 2026 : le mode d’emploi

Par Delphine, fondatrice de DG Conciergerie · · 6 min de lecture

Depuis le 20 mai 2026, tout meublé de tourisme doit être déclaré en ligne via un téléservice national, quelle que soit la commune. Une formalité simple quand on sait où aller — voici l’essentiel, sans jargon.

Qu’appelle-t-on un « meublé de tourisme » ?

C’est un logement meublé (villa, appartement, studio, gîte…) loué à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile : des séjours à la nuitée, à la semaine ou au mois. Si vous louez votre bien sur Airbnb, Booking.com ou en direct pour de courts séjours, vous louez un meublé de tourisme — que ce soit votre résidence principale ou secondaire.

L’enregistrement national, obligatoire depuis le 20 mai 2026

C’est la grande nouveauté issue de la loi du 19 novembre 2024 (dite « loi Le Meur ») : la déclaration en mairie, qui ne concernait auparavant que certaines communes, est remplacée par un enregistrement en ligne sur un téléservice national — pour toutes les communes, sans exception.

  • Chaque logement reçoit un numéro d’enregistrement, à faire figurer sur toutes vos annonces.
  • La déclaration précise notamment s’il s’agit de votre résidence principale — un justificatif peut être demandé.
  • Louer sans enregistrement expose à des sanctions ; les plateformes exigent d’ailleurs ce numéro pour publier l’annonce.
  • Vous aviez déjà un numéro délivré par votre mairie ? Vérifiez sa reprise dans le nouveau dispositif lors de votre prochaine déclaration.

Résidence principale : la limite des 120 jours

Vous pouvez louer votre résidence principale (le logement que vous occupez au moins huit mois par an) en meublé de tourisme dans la limite de 120 jours par année civile. Les communes qui le souhaitent peuvent abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours — renseignez-vous sur la règle applicable chez vous.

Résidence secondaire : ce qui peut s’ajouter

Pour un bien dédié à la location, trois points sont à vérifier avant de démarrer :

  • Le changement d’usage : certaines communes (surtout les grandes villes et zones tendues) exigent une autorisation pour transformer un logement en meublé de tourisme.
  • La taxe de séjour : elle est due par les voyageurs et le plus souvent collectée automatiquement par les plateformes, mais le fonctionnement dépend de votre commune.
  • Le règlement de copropriété : en appartement, vérifiez qu’il n’interdit pas la location de courte durée.

Le DPE entre progressivement en jeu

La loi de novembre 2024 aligne peu à peu les meublés de tourisme sur les exigences énergétiques de la location classique. Dans les communes qui soumettent la location touristique à une autorisation de changement d’usage, les nouveaux meublés doivent présenter un DPE classé entre A et E. Et à l’horizon du 1er janvier 2034, tous les meublés de tourisme devront être classés entre A et D. Si votre bien est énergivore, mieux vaut anticiper les travaux dès maintenant.

Et autour de Cholet, Tiffauges et Sèvremoine ?

Bonne nouvelle : dans notre zone, les communes n’appliquent généralement pas les restrictions des grandes agglomérations, et les démarches restent simples — l’enregistrement national, la taxe de séjour et, pour une résidence principale, la limite de jours. Chaque commune restant libre d’adopter ses propres règles, un point rapide avec votre mairie reste le bon réflexe. C’est d’ailleurs un sujet que nous abordons systématiquement avec les propriétaires au moment de la mise en place de la gestion.

Pour aller plus loin

Informations données à titre général, à jour au 11 août 2026. Les règles fiscales et réglementaires évoluent et dépendent de votre situation : avant toute décision, rapprochez-vous de votre mairie, d’un expert-comptable ou d’un conseil spécialisé.

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